Imaginez-vous au beau milieu de l’hiver québécois, et que le thermomètre indique -35C. Il fait «frette» comme on dirait [Pour les non-initiés à mon jargon, ça, c’est encore plus froid que froid!]!

Invariablement, la question qui revient toujours sur le tapis à l’approche de la saison froide, c’est: «Mais comment tu fais pour manger cru quand il fait si froid dehors?»

Ma réponse est simple… et complexe à la fois.

En fait, ma réponse, ce n’est pas ce qui importe le plus.

Le plus important ici, c’est comment vous, vous faites pour vous lancer en alimentation vivante, ou pour rester aussi cru que vous le désirez, tout au long de la saison froide.

Divers facteurs ont une influence sur la façon dont nous mangeons cru au cours de la saison froide (qui, pour moi, débute au cours de l’automne, inclut tout l’hiver, et se termine au cours du printemps).

Ce que je veux, plus que tout, c’est que vous soyez vraiment content ET en paix avec votre décision, au lieu de ronchonner, de grelotter, ou pire, de vous sentir privé tout au long de la saison froide.

Comment manger cru cet hiver?

La plupart ne peuvent envisager l’hiver sans un bol de soupe fumante, ou un ragoût mijoté longuement, c’est-à-dire, sans des aliments cuits et considérés traditionnellement comme réchauffants.

L’association «mets chauds» et «saison froide» est profondément ancrée dans toutes les sociétés nordiques, il faut l’avouer.

Dans mon expérience (de plus de 10 ans!) en tant que coach, la réponse à la question «Comment manger cru en hiver?» dépend largement de la longueur de votre expérience en alimentation vivante.

Plus vous cumulez de saisons froides à manger (plus ou moins) cru, plus vous pouvez facilement passer au travers sans encombre.

Tout comme un coureur ne réussit pas à compléter un marathon à sa première tentative, vous ne réussirez fort probablement pas à vivre votre premier hiver cru à 100%.

Et c’est parfaitement normal et bien ainsi.

En tant que personne avec une certaine expérience de vie et certaines croyances, vous devez vous ajuster. Votre corps doit aussi s’ajuster.

Accordez-vous ce temps.

Le cheminement en alimentation vivante ne consiste pas en un parcours en ligne droite.

Il y a souvent des détours, des hauts et des bas.

C’est un peu comme dans tout le reste dans la vie, n’avez-vous pas remarqué?

Accepter ce fait ne fait qu’accroître la joie que vous ressentez au travers des diverses étapes de votre cheminement.

Vivez pleinement dans le présent, tout en gardant un oeil inspiré vers le futur et vous verrez, tout sera beaucoup plus agréable.

Peut-être est-ce parce que mes premières expériences en alimentation vivante ont débuté en hiver, ou peut-être est-ce parce que je souffrais tellement à manger cuit…

Toujours en est-il que mon premier hiver cru n’a pas été aussi difficile que celui d’autres personnes.

Je me souviens distinctement porter trois chandails de laine en même temps.

Mais je n’ai pas attribué cela autant au crudivorisme qu’au fait que j’étais malade et en phase de guérison intense.

Depuis, chaque année, l’hiver devient de plus en plus facile à vivre.

Je n’ai plus froid du tout… Ce qui est drôle, en fait, sachant que j’ai été frileuse une grande partie de ma vie adulte avant d’être crudivore!

Les aliments cuits ne me vont pas du tout, alors je n’ai pas tendance à vouloir en manger et, si j’en mange à l’occasion, je me sens tellement mal que je n’ai pas le goût de récidiver.

Comment faire de votre hiver cru une expérience réussie?

De mon expérience personnelle de l’alimentation vivante et de ce que mes clients ont vécu, j’ai observé ce qui suit…

Il y a une période d’adaptation au fait de manger très cru durant l’hiver, qui peut prendre quelques années.

Soyez conscient des associations aliments-saisons qui peuvent influencer votre expérience de l’alimentation vivante en saison froide.

Parfois, ce ne sont pas autant des besoins physiologiques que des envies émotionnelles qui vous tenaillent.

C’est un autre niveau d’adaptation et c’est un travail qui mérite que vous le fassiez, tout autant que pour le niveau physique.

Voyez votre cheminement en alimentation vivante comme faisant partie intégrale de votre vécu en tant que personne entière, multi-dimensionnelle et complexe.

Ne vous astreignez pas à manger plus cru que vous ne vous sentez bien à le faire.

La saison froide est un cadeau précieux

La saison froide représente, pour beaucoup, un temps où le manque de lumière naturelle et le froid extérieur les forcent à être moins actifs.

Profitez de ce moment de répit dans votre vie trépidante pour faire une introspection fort utile.

Creusez plus profondément et apprenez à vous connaître plus intimement.

Ne levez pas les bras en l’air et tout abandonner parce que vous sentez «des forces mystérieuses» vous tirailler. Allez plutôt voir de quoi il s’agit.

Tenir un journal alimentaire peut vous être d’une aide sans prix à ce niveau.

Voyez la saison froide comme un temps sacré d’introspection, un temps pour voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas si bien dans votre vie, et d’apporter les correctifs nécessaires pour que vous puissiez vraiment resplendir de santé et de vitalité une fois le printemps de retour.

Voyez des opportunités là où les autres voient des difficultés.

Intégrer l’alimentation vivante en large proportion durant la saison froide vous prépare à un départ absolument fantastique au prochain printemps et à avoir un été débordant d’énergie, peut-être avec quelques kilos en moins?

N’est-ce pas plus inspirant de voir les choses ainsi?

Bises saisonnières,

Sheryl-Anne xx

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