achatsJe regarde mes derniers achats à l'épicerie: légumes-racines de diverses formes et couleurs, et de la verdure, beaucoup de verdure. Ce que je mange l'hiver est très différent de ce que je mange l'été. En fait, c'est très normal, même chez les cuitivores (ceux qui mangent cuit): qui mange un ragoût de pattes de cochons en pleine canicule?

Il est naturel que notre alimentation varie selon les saisons. « C'est bien beau, Sheryl-Anne, je sais tout ça. Mais qu'est-ce que je vais bien manger? Il n'y a rien de frais! Tout à l'air si... si... » Ah oui! C'est vrai que durant la saison froide, les végétaux crus à l'épicerie nous viennent de plus en plus loin: ils ont été cueillis très verts, immatures, et nous sont expédiés dans des conditions plus ou moins idéales. Oui, c'est la réalité.

Pour manger 100% local tout le temps, et si ceci veut aussi dire 100% cru, alors vous n'aurez d'autre alternative que de déménager là où il fait chaud à longueur d'année. Ça ne vous dit pas? Moi, non plus! Croyez-le ou non, j'adore l'hiver, même si je suis crudivore. Comment donc manger sainement, une bonne proportion d'aliments crus et vivants, durant la saison froide, sans grelotter jusqu'au printemps? C'est l'objet de l'article. Je vais vous montrer comment faire vos provisions de telle sorte que vous ayez tout plein d'aliments frais, crus et vivants, à manger et que vous soyez heureux de le faire.

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Hiver cru: question d'attitudeImaginez-vous au beau milieu de l'hiver québécois, et que le thermomètre indique -35°C. Il fait « frette » comme on dirait [Pour les non-initiés à mon jargon, ça, c'est encore plus froid que froid!]!

Invariablement, la question qui revient toujours sur le tapis durant, à l'approche de la saison froide, c'est: « Mais comment tu fais pour manger cru quand il fait si froid dehors? »

Ma réponse est simple... et complexe à la fois. En fait, ma réponse, ce n'est pas ce qui importe le plus. Le plus important ici, c'est comment vous, vous faites pour vous lancer en alimentation vivante, ou pour rester aussi cru que vous le désirez, tout au long de la saison froide.

Je discuterai donc des divers facteurs qui ont une influence sur la façon dont nous mangeons cru au cours de la saison froide (qui, pour moi, débute vers la fin de l'automne, inclut l'hiver, et se termine peu après le début officiel du printemps). Ce que je veux, plus que tout, c'est que vous soyez vraiment content ET en paix avec votre décision, au lieu de ronchonner, de grelotter, ou encore, de vous sentir privé.

« Comment est-ce que je peux manger cru cet hiver? »

La plupart ne peuvent envisager l'hiver sans un bol de soupe fumante, ou un ragoût mijoté longuement, c'est-à-dire, sans des aliments cuits et considérés traditionnellement comme réchauffants. L'association « mets chauds » et « saison froide » est profondément ancrée dans toutes les sociétés nordiques, il faut l'avouer. Alors, la réponse à la question dépendra largement de la longueur de votre expérience en alimentation vivante: plus vous cumulerez de saisons froides à manger (plus ou moins) cru, plus vous pourrez facilement passer au travers sans encombre. Tout comme un marathonien ne réussit pas à courir 100 km à sa première tentative, vous ne réussirez fort probablement pas à vivre votre premier hiver cru à 100%. Et c'est parfaitement normal et bien ainsi. En tant que personne avec une certaine expérience de vie, des croyances, vous devez vous ajuster. Votre corps doit aussi s'ajuster. Accordez-vous ce temps.

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pimentsQue la température extérieure soit froide ou non, si vous débutez en alimentation vivante, il y a fort à parier que de temps à autre, vous vous ennuierez de manger des aliments chauds. Normal, lorsque vous réfléchissez au fait que la plupart d'entre nous avons mangé des mets chauffés toute notre vie.

Fait non négligeable, réchauffer la nourriture a une symbolique émotionnelle. Pensez au bol fumant de soupe que vous servait votre maman après avoir passé l'avant-midi dehors à pratiquer un sport d'hiver. Et, l'expression « préparé avec amour », n'est-elle pas souvent juxtaposée à quelque mets cuisiné, et donc chaud?

Si votre désir de mets chauds est vraiment fort, et que vous vous retrouvez à manger votre salade en grelotant sur le bord du poêle à bois, je vous conseille d'écouter ce que vous dicte votre corps. Inutile de vous contraindre à manger de la sorte. Ça ne ferait que ralentir vos progrès.

Saviez-vous qu'il est possible de réchauffer doucement votre nourriture crue sans la cuire, sans abîmer les délicates enzymes? Je décris plusieurs façons de réchauffer votre crusine dans un article intitulé, Cru 101: Rester au chaud durant l'hiver grâce à l'alimentation vivante. Cet article parle aussi d'un livre-virtuel à télécharger débordant de recettes crues réchauffantes, et de bons trucs pour rester bien au chaud durant la saison froide (ou à tout autre moment de l'année où vous ressentez un besoin accru de « chaleur ») tout en mangeant des aliments crus et vivants: L'essentielle Crusine Santé hivernale. Deux ressources précieuses lorsque la chair de poule vous tenaille.

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