La déshydratation

Déshydrateur ExcaliburAh! Le fameux déshydrateur dont (pratiquement!) tout amteur d'alimentation vivante rêve! Bien que n'étant pas absolument nécessaire, c'est tout de même un appareil qui ajoute une variété intéressante aux menus crus. Par contre, pour qui ne sait pas s'en servir, il peut paraître intimidant. Le présent article a pour but de vous le faire connaître. Alors, sortez le vôtre de l'armoire et époussetez-le un brin: nous allons en faire le tour.

Qu'est qu'un déshydrateur?

La déshydratation consiste à faire s'évaporer le liquide d'un aliment ou d'une préparation dans le but de l'assécher. L'appareil comme tel peut être cubique ou cylindrique (les meilleurs modèles étant cubiques). La température utilisée pour faire s'évaporer le liquide est basse, ce qui distingue ce processus de celui de la cuisson. Le résultat, si la température est contrôlée efficacement, est un aliment (ou une préparation) qui peut être croustillant (comme un Craquelin cru Ritz), ou encore qui peut être souple mais ferme (comme un Wrap à la mangue et à la coriandre). Il peut aussi servir à réchauffer tout en douceur les soupes crues et à faire fondre les beurres de cacao ou de noix de coco.

Comment fonctionne un déshydrateur?

Dans les modèles cubiques, de l'air réchauffé est propulsé de l'arrière de l'appareil, à l'aide d'un ventilateur ce qui a pour effet de faire s'évaporer uniformément le liquide sur chacun des plateaux. Dans les modèles cylindriques, un élément chauffant est habituellement placé dans le fond de l'appareil et l'air réchauffé monte au travers les plateaux, séchant plus rapidement les plateaux du bas, ce qui nécessite une rotation périodique des plateaux afin d'éviter de trop sécher les aliments qui se trouvent sur les plateaux inférieurs. Les modèles cubiques à ventilateur et contrôle de température sont à privilégier (si on tient à ce que les aliments déshydratés restent crus, il va sans dire).

Le choix de température de déshydratation varie selon les convictions (surtout) et les goûts (ou la patience!). Personnellement, je ne déshydrate rien au-dessus de 104°F (40°C), mais plusieurs crudivores vont jusqu'à 125°F (et même un peu plus pour de brèves périodes). Certains citent des problèmes de fermentation pour l'utilisation d'une température plus élevée; je dois avouer n'avoir jamais rencontré ce problème.

Avez-vous vraiment besoin d'un déshydrateur pour réussir votre alimentation vivante?

La réponse courte: non. Mais... Mais, si n'êtes plus satisfait de consommer que des aliments frais, ou que vous ressentez le besoin de quelque chose de plus croquant que les noix, de plus complexe (ma savoureuse Pizza pesto-oignon caramélisés par exemple) ou de plus lourd (comme mes Burgers au jalapeno; essayez-les non-déshydratés et puis déshydratés, vous constaterez vous-même la différence au point de vue digestion, effet sur vous, et saveur) ou que la saison froide vous y incite, alors il est temps de penser à vous procurer un déshydrateur. Parce que le coût à l'achat d'un bon déshydrateur n'est pas à négliger, assurez-vous que votre engagement face à votre alimentation vivante est solide et que vous désirez passer au prochain niveau dans votre cheminement (par opposition à simplement acheter « un autre gadget culinaire » qui ne servira pas ou si peu). Vous vous connaissez bien, vous saurez quand le bon moment viendra pour faire l'achat de votre déshydrateur.

Quels sont les critères à considérer lors de l'achat d'un déshydrateur?

Autant l'achat d'un déshydrateur peut ajouter de la variété, et donc du plaisir, à votre alimentation vivante, autant il peut vous causer des maux de tête et des regrets, si l'achat n'est pas réfléchi adéquatement. L'article intitulé, Déshydrateur, vous guidera dans votre sélection d'un appareil qui réponde à vos besoins présents et futurs.

Dans un autre article, je vous explique comment faire vos Premières expériences déshydratées, et quel genre d'expériences crulinaires il permet. Vous verrez, tout un univers de saveurs et de consistances inédites vous attend!

Bises déshydratées,

Sheryl-Anne xx