Comment être cru en société... sans être socialement cru!

socialÀ un moment ou un autre près avoir décidé de faire la transition vers l'alimentation vivante, je suis certaine que la pensée suivante vous a effleuré l'esprit: « Que va-t-on dire de ma façon de m'alimenter? Que va-t-on penser de moi? ».

L'humain est, me dit-on, un être grégaire: nous avons besoin de la compagnie, du contact et, dans un certaine mesure, de l'approbation de ceux qui nous entourent. Intégrer l'alimentation vivante à votre style de vie santé pourrait potentiellement vous créer des embêtements au sein de votre famille, de votre cercle d'amis, etc. « Est-ce que les gens vont penser que j'ai "viré sur le capot", ou que je deviens bizarre? »

Je trouve d'une ironie consumée le fait que les gens ne s'intéressent à ce que nous mangeons que lorsque nous décidons de finalement prendre notre santé en charge, en adoptant une Alimentation vivante équilibrée. En avant pour les taquineries, les tentations, les bâtons dans les roues et tout le négatif qu'ils veulent bien servir! Et ensuite, les auteurs s'étonneront que leurs victimes succombent (et en profitent peut-être même pour tourner le couteau dans la plaie: « Je te l'avais bien dit que ça ne tiendrait pas ton cru! »).

C'est facile de succomber. « Ne serait-ce que pour que la tourmente cesse! », vous dites-vous. Vous savez ce qui me rappelle que je suis sur la bonne voie? Un p'tit tour dans la section des mets préparés du supermarché. Prenez le premier mets qui vous saute aux yeux. Allez, faites-en l'expérience! Lisez la liste d'ingrédients. Pouah! Et ils appellent ça de la nourriture. Quelle farce! Si vous faites un tour dans le coin des pâtisseries, ce sera encore pire: c'est fou ce qu'on peut cacher de cochonneries sous des tonnes d'agents sucrants.

Si le nom est imprononçable, l'aliment est inconsommable

Je suis certaine que, si vous avez cumulé ne serait-ce que quelques mois de crudivorisme, vous savez qu'il est préférable de garder certaines choses pour vous. Même dans notre société dite ouverte, où tout semble possible, manger cru reste encore inhabituel pour la plupart. Et dès qu'on sort du moule, qu'arrive-t-il? On nous trouve bizarre, excentrique, anti-social. C'est un fait avec lequel il faut savoir conjuguer.

Grâce à des sites comme celui-ci, Crusine Santé, avec son groupe dédié sur Facebook et ses excellents services virtuels de coaching, des restaurants crus comme Crudessence, d'un nombre toujours croissant d'ateliers et de cours en alimentation vivante, ainsi que des livres comme « L'alimentation vivante simplifiée », par contre, la connaissance commence à se répandre dans la francophonie. De plus en plus d'experts en nutrition constatent les vertus de consommer, ne serait qu'une certaine proportion, des aliments crus ou vivants. On n'en est pas encore à l'étape où chaque quartier aurait son bar à jus ou son resto-cru, mais ça progresse.

En attendant, il nous faut être prêts à nous sentir un brin hors-norme. Vive l'esprit pionnier!

Le choix que vous devez faire

Sachant ce qui précède, deux choix s'offrent à vous:

1. Vous mangez ce qui plaît aux autres.

2. Vous mangez ce qui vous plaît personnellement.

Peu importe le choix que vous opérerez, sachez que vous (et personne d'autre) aurez à vivre avec les conséquences. Il y a aussi un compromis que vous pouvez faire: dans certaines circonstances, vous mangez ce qui plaît aux autres, et dans d'autres, vous mangez ce qui vous plaît. Ce n'est pas forcément un mauvais compromis. C'est un choix que j'ai fait occasionnellement: à Rome, j'ai fait comme les Romains.

Que ce soit pour faciliter les choses pour l'hôtesse, pour éviter les remarques désobligeantes des autres convives, ou toute autre raison, ce qui vous motive à choisir une ou l'autre des options n'en tient qu'à vous. Vous savez ce qui vous inspire à manger cru. Vous en connaissez les bienfaits.

En attendant que le monde soit crudiphile [un endroit où être crudivore est facile et accepté], vous pouvez jouir dès maintenant de la vitalité, de l'énergie abondante et de la santé optimale, même si ce n'est pas toujours facile d'être cru en société, sans être socialement cru.

Si le sujet vous touche particulièrement, j'y consacre un CHAPITRE ENTIER dans mon livre-papier « L'alimentation vivante simplifiée ».

Bises sociales,
Sheryl-Anne xx