Restriction calorique

Généreuse saladeIl y a déjà plusieurs années que je connais le principe de la restriction calorique. J'étudie avec intérêt les découvertes dans le domaine et, je dois avouer que j'ai vu suffisamment de preuves pour être convaincue qu'une alimentation faible en calories est définitivement bénéfique pour la santé.

[Note: La restriction calorique n'a absolument rien à voir avec l'anorexie. C'est une façon d'obtenir un maximum de nutrition dans un minimum de calories. C'est une alimentation à une très haute densité nutritionnelle qui optimise la santé, le bien-être et la longévité.]

Il existe plusieurs variations à l'approche de la restriction calorique (certaines sont végétariennes/végétaliennes, d'autres omnivores, d'autres encore crudivégétaliennes). Dans le cadre du présent article, Restriction calorique sous-entend une alimentation simple, naturelle (végétaux issus de la culture biologique), facile à digérer, des ingrédients nutritivement denses, et un apport calorique total se situant entre 1500 et 1800 calories par jour (pour un adulte moyennement actif). L'alimentation est préférablement entièrement crue & vivante mais peut contenir une certaine proportion d'aliments cuits. Je n'inclus absolument pas dans cette approche toutes les machinations humaines pour réduire le contenu calorique des aliments (comme les édulcorants artificiels, par exemple).

Divers centres de santé au travers le monde utilisent la restriction calorique comme modalité thérapeutique. Pourquoi obtiennent-ils d'excellents résultats alors que les philosophies alimentaires sont si différentes d'un institut à l'autre? Il est devenu évident que la diminution du nombre total de calories consommées arrête la prolifération des cellules cancéreuses, que cette prolifération soit induite ou spontanée. L'approche accroîtrait aussi la longévité.

La restriction calorique peut inverser l'expression génétique des mécanismes de reproduction des cellules, de celui d'apoptose [mort cellulaire] et de celui de détoxification cellulaire, pour les retourner à un état « plus jeune et en santé », et ce, dans un relativement court laps de temps (3 à 6 mois). Il est donc devenu évident que notre expression génétique est dynamique et changeante, s'adaptant continuellement à notre environnement. Cette découverte change tout: nous disposons maintenant d'une large mesure de contrôle sur notre santé globale et sur notre longévité! En 3 à 6 mois de restriction calorique, les chercheurs ont observé un rétrécissement des tumeurs cancéreuses ainsi que la perte de gras viscéral chez les sujets.

Il est maintenant possible d'expliquer, grâce à des outils technologiques hautement sophistiqués, les raisons expliquant l'efficacité des interventions nutritionnelles sur l'expression génétique. La recherche n'en est qu'à ses premiers pas, mais elle semble prometteuse! Et, il est à prévoir que l'alimentation vivante sera au centre de cette recherche.

L'importance de la restriction calorique

Les études sur la restriction calorique mettent à jour un point fort intéressant, à savoir qu'il est de plus en plus important d'augmenter la densité nutritionnelle de notre alimentation tout en diminuant la quantité d'aliments consommés.

Je suis une de ces personnes qui croit que la santé, ça commence dans l'assiette. C'est incontournable. Au travers maux et maladies, lorsque ça n'allait pas, je me suis invariablement tournée vers l'alimentation pour trouver les solutions. Et, jusqu'à maintenant, je dois avouer avoir eu un succès fou! Avant de connaître l'alimentation vivante, ma santé était en grand besoin d'une mise à niveau radicale. [Vous pouvez découvrir mon cheminement ici.] J'ai donc approfondi mes connaissances et ma compréhension de l'alimentation en faisant de nombreuses recherches, et en obtenant une certification formelle en nutrition holistique. Un concept qui revenait régulièrement était celui de la restriction calorique, surtout en lien avec le renversement et la guérison de diverses maladies, du cancer en particulier.

J'ai carrément changé de direction dans ma vie: j'ai fait de l'alimentation vivante ma mission de vie. J'ai bâti mon entreprise en coaching autour de ce qui était cher à mon coeur: promouvoir la santé grâce à une Alimentation vivante équilibrée. Et c'est ce que je travaille à faire, au sein de la francophonie, tous les jours depuis 2009. Ce qui m'amène à côtoyer virtuellement de grandes âmes, des esprits brillants et des leaders inspirants dans le domaine.

Splendide coïncidence [ou peut-être pas?], l'Alimentation vivante équilibrée telle que préconisée sur ce site possède intrinsèquement une très haute densité nutritionnelle, un volume d'aliments qui satisfait l'appétit tout en fournissant relativement peu de calories.

La recherche des dernières décennies sur la restriction calorique a amplement prouvé que cette approche accroît la longévité, d'abord chez les animaux, ensuite chez les humains. Il est évident que la restriction calorique entraîne aussi une perte de poids initiale, surtout lorsqu'on la compare à des sujets mangeant ad libitum [sans restriction].

Et croyez-moi, bien que le terme semble dire le contraire, la restriction calorique n'a rien à voir avec la privation, être affamé 24 heures par jour, ou encore l'obsession maladive avec une minceur anormale peu importe les conséquences sur la santé. C'est tout le contraire, en fait: les besoins nutritionnels de l'organisme étant entièrement satisfaits avec relativement peu de calories (comparativement à l'alimentation nord-américaine standard, par exemple), nous nous sentons comblés, profondément nourris et débordants d'énergie.

Plusieurs facteurs de risques génétiques retournent à un profil plus sain grâce à la restriction calorique. Mentionnons, en plus de ce qui a déjà été dit, la glycémie [mesure de la concentration du glucose dans le sang], la lipidémie [mesure de la concentration de gras dans le sang] et la pression sanguine.

La restriction calorique, lorsqu'appliquée à l'alimentation vivante pourrait bien faire des miracles dans les années à venir. C'est à surveiller!

Bises hypocaloriques,
Sheryl-Anne xx


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Références:

American Journal of Clinical Nutrition, 1987:45:236-242.
PNAS Sept. 11, 2001, Vol. 98, No.19, 10631.