Quel est votre type métabolique?

Sagesse du hibouLe conseil diététique est facile de nos jours! Notre mère, notre ami/e, nos collègues de travail, sur Facebook & Twitter, à la radio, la télé... Tout un chacun y va de son « conseil d'expert ».

Alors, qui croire?

À n'en point douter, il y a une surabondance d'information dans le domaine de l'alimentation: contradictions et faits avérés se côtoient sans distinction. Si vous avez lu un tant soit peu sur le sujet de la nutrition, vous savez exactement de quoi je parle.

Comment peut-il en être ainsi? La raison est simple, mais pas aussi « accrocheuse » ou « commercialisable » que de dire: « La diète idéale pour tout le monde est [...]. »

La vraie vérité

La vérité, c'est que nous sommes tous différents. Pas seulement au niveau apparence, mais surtout et de façon plus significative, au niveau biochimique. Tout aussi uniquement que nos empreintes digitales, nos corps fonctionnent mieux avec divers ratios de glucides, lipides et protides. En d'autres mots, ce qui fonctionne bien pour mon amie Sophie, ne fonctionnera aussi bien pour mon autre amie Sylvie, et rendra carrément malade mon ami Simon [noms fictifs].

Chaque livre qui promeut une approche particulière à l'alimentation a sa cohorte de personnes ayant obtenu de bons résultats en suivant ladite diète. Avez-vous remarqué qu'on n'y parle jamais des près de 70% de personnes pour qui cette approche n'a pas fonctionné? [Il est d'une certaine notoriété dans les cercles de la nutrition que peu importe la diète dont il est question, environ un tiers des gens qui adoptent cette diète obtiendront des bienfaits, et le reste n'obtiendront pas de résultats positifs ou auront des réactions négatives à la même diète.]

Le typage métabolique

Y a-t-il un moyen de démêler tout ça? Hé oui! Un bon point de départ pour commencer l'expérimentation personnelle consiste à connaître son type métabolique.

[Je me permets, à ce stade-ci, une petite parenthèse. Le typage métabolique n'est qu'une des nombreuses façons d'individualiser notre alimentation. Ce n'est pas la seule. Voyez dans les propos qui suivent, une de plusieurs pistes à explorer.]

Avez-vous déjà vécu cette expérience? Vous rencontrez quelqu'un qui mange radicalement différemment de vous et pourtant, vous constatez qu'il se porte bien: il a un bon niveau d'énergie, n'est pas visiblement malade ni ne souffre pas de quelque malaise chronique. Et vous, de même: vous êtes énergique, vous resplendissez de santé à tous les niveaux. Un exemple de ce genre de situation: un de vous deux est omnivore et l'autre est végétalien. Est-ce qu'il est possible que vous ayez tous les deux LA bonne alimentation? Plusieurs vous répondront que non: forcément, quelqu'un mange « bien » et l'autre mange « mal ».

Mon expérience, et celle de plusieurs experts en nutrition vivante, nous amène à croire que plusieurs approches alimentaires peuvent offrir des bienfaits. La clé est de savoir si une certaine alimentation est adaptée pour vous. Chaque approche alimentaire a ses points forts, ses contributions, et ses points faibles. Pour vous en convaincre, lisez cet article de fond, L'évolution des diètes. Il vous permettra de situer les différentes approches alimentaires les unes par rapport aux autres, en voyant ce que chacune contribue de positif.

J'ai lu des centaines de livres en nutrition. Littéralement. Et ceci, sans compter les cours, articles, vidéos, conférences et autres sources d'instruction. Après tout ce cheminement, je peux avec confiance dire que, dans ses fondements les plus basiques, une alimentation qui promeut la santé est...

  • constituée en vaste majorité d'aliments entiers (ce qui sous-entend qu'elle évite/élimine tout ce qui est fractionné, raffiné, chimique, dénaturé, artificiel, génétiquement modifié, etc.)
  • principalement basée sur les végétaux (mais peut inclure des produits de source animale, selon le cheminement alimentaire de chacun)
  • variée, préférablement locale et, surtout, biologique
  • et, respectueuse de l'individualité de la personne

Différences entre types métaboliques

Une des façons de personnaliser notre alimentation est de varier les proportions de glucides (hydrates de carbone), de lipides (gras) et de protides (protéines). La combinaison optimale est celle qui nous permet de fonctionner à notre maximum d'efficacité, de bien-être, et d'avoir une belle longévité.

Il existe donc trois grands types métaboliques:

    1. les types protidiques
    2. les types glucidiques
    3. les types mixtes


Les types protidiques tendent à mieux fonctionner s'ils consomment une généreuse proportion de protéines et de gras. Ce sont des personnes qui ne peuvent se permettre de sauter un repas sans se sentir mal physiquement: irritabilité, dépression, nervosité... Ce sont souvent des personnes qui ont de la difficulté à adopter un régime végétarien/végétalien surtout si elles ne savent pas où trouver de bonnes sources de protéines parmi les végétaux. Par contre, l'idée reçue selon laquelle les types protidiques ne peuvent absolument pas être végétaliens est fausse: il suffit simplement de savoir où s'approvisionner en protéines de source végétale. Et ceci est très facile à faire. [J'ai écrit un article sur les protéines végétales et crues qui vous aidera à y voir plus clair. Cliquez ici pour pouvoir en faire la lecture.]

Les types glucidiques ont (comparativement) besoin de moins de protéines et de gras. En fait, un excès à ce niveau les amène à se sentir lourds, sans énergie, apathiques. Ils peuvent facilement sauter un repas, sans trop de répercussions. Ce sont souvent des personnes qui adoptent le végétarisme/végétalisme sans difficulté.

Les types mixtes sont ceux qui peuvent manger à peu près n'importe quoi et bien se porter. L'omnivore classique, quoi: capable de manger autant du végétal que de l'animal, beaucoup de protéines comme le contraire. Ils peuvent sauter un repas de temps en temps, mais en ressentent quelques effets négatifs (plus ou moins dérangeants).

Comment connaître votre type métabolique

La meilleure façon de savoir exactement si vous faites partie des « protidiques » ou des « glucidiques » ou encore des « mixtes », c'est de faire le test. Variez les proportions de glucides, lipides et protides que vous consommez et notez-en les résultats. Vous voudrez faire ces tests sur plusieurs jours, voire quelques semaines, pour vous assurer que les résultats restent constants. Si vous avez une maladie chronique affectée par votre alimentation (exemple: diabète), je vous prie d'y aller avec prudence: vous voulez obtenir de l'information, pas vous rendre malade!

Bises métaboliquement typées,
Sheryl-Anne xx