Lipidophobie: sonnons le « gras » de cette peur!

lipidophobie Je vois présentement énormément d'informations erronées circuler au sujet des lipides. En fait, ce n'est pas nouveau: ils savent nous faire jaser ces gras!

Et ne vous en faites pas: ces idées fausses ne sont pas l'apanage des amateurs d'alimentation vivante non plus. En effet, tant omnivores que végétariens que végétaliens, les novices comme les professionnels de la santé (en médecine alternative comme en médecine allopathique) y sont susceptibles.

La fin du mythe lipidophobe*

Il est temps de mettre fin à ces mythes lipidiques et à cette inutile chasse aux sorcières (grasses!). Je coupe court au mystère et au suspense pour révéler, dès le départ, la conclusion: les gras saturés n'ont rien à voir avec les maladies cardiaques (ou le diabète, ou ...).

Les maladies cardiaques seraient plutôt le résultat de l'inflammation. Les praticiens holistiques l'ont d'ailleurs réalisé depuis un bon bout de temps. Peu importe que vous consommiez beaucoup de gras ou peu, si vous souffrez d'inflammation, vous augmentez considérablement vos chances d'avoir des problèmes cardiaques.

De cette seule idée, toute notre vision de la nutrition est changée.
Et, d'un seul coup, le lien entre la nutrition et la santé s'éclaircit.

Des études le prouvent

Dans le but avoué de donner du poids à ce que je partage ici avec vous, je mets en référence, la longue liste de documents, études, articles, sites et autres, qui ont servi à la rédaction du présent article. Vous verrez, ce ne sont pas des propos en l'air!

Pour résumer (pour ceux et celles qui n'ont ni le goût, ni le temps, ou peut-être pas la capacité de comprendre l'anglais), je résume quelques-unes des perles tirées de mes lectures sur le sujet.

Une gigantesque étude a démontré que les personnes étudiées ayant un taux de cholestérol sanguin de 160 (qui est bas selon les normes nord-américaines/européennes), sont tout aussi susceptibles d'avoir des plaques de cholestérol dans leurs vaisseaux sanguins que celles qui ont un taux de cholestérol de 260 (qui est élevé toujours selon les mêmes normes). Cette découverte met à jour le lien direct entre plaque et inflammation, et non celui qui voudrait lier plaque et consommation de cholestérol. [Puisque la consommation de cholestérol ne change rien au fait qu'une personne ait ou non de la plaque dans ses vaisseaux, il doit y avoir une autre raison pour ces plaques: l'inflammation, que cherche à colmater la plaque.]

Une trentaine d'études, touchant plus de 150 000 personnes, ont démontré que les personnes ayant eu une crise cardiaque ne consommaient pas plus de gras saturés ou polyinsaturés que celles qui n'en avaient pas eue.

Une étude norvégienne impliquant près de 52 290 personnes, âgées de 20 à 74 ans, a démontré que 28% moins de personnes ayant un taux de cholestérol de plus de 270 décédaient par rapport à celles ayant moins de 193 comme cholestérolémie.

Un paradoxe qui n'en est pas un

Est-ce paradoxal? Ou est-ce une preuve qu'une vision plus complète, plus holistique, plus Intégrale***, de la nutrition humaine est nécessaire?

Le « paradoxe français », avec leur alimentation typiquement assez grasse et contenant de généreuses portions de cholestérol, tout en maintenant une faible incidence de problèmes cardiovasculaires en tant que nation, en a mystifié plusieurs. Avec une vision plus Intégrale, nous voyons que le même phénomène se reproduit dans d'autres nations aux diététiques variées, sans pour autant être — aucune d'elles — faibles en gras.

Réitérant le même point, même le réputé American Journal of Clinical Nutrition a publié des études, regroupant plus de 347 700 personnes, qui ont elles aussi démontré qu'il n'y a pas de différence entre la santé cardiovasculaire des gens qui consomment le plus de gras et celles qui consomment le moins de gras.

Est-ce à dire qu'il faut se lancer tête première dans un kilo d'amandes? Manger tout ce gâteau cru triple décadence chocolatée, dégoulinant de glaçage au beurre de noix de coco? [Hé! Si un peu est bon, beaucoup est mieux, n'est-ce pas?] Bien sûr que non! L'équilibre et le gros bons sens sont toujours de mise.

Troubles de l'humeur, dommage à la santé et mortalité

Le dommage subit à appliquer strictement cette désinformation lipidophobe est particulièrement grand chez la femme. Un taux bas de cholestérol a été associé à des taux également bas de sérotonine. Ce n'est bon pour personne, mais c'est particulièrement problématique chez la femme. La sérotonine sert de neurotransmetteur [substance qui assiste à la transmission des signaux d'une aire du cerveau à une autre]. Un déséquilibre dans le taux de sérotonine influence l'humeur et peut mener à la dépression. Une relation inverse a été établie entre la masse corporelle et les problèmes de l'humeur chez les femmes (plus la masse corporelle est faible, plus on a de risques de souffrir de problèmes comme la dépression). Cette corrélation était particulièrement évidente les jours où le taux d'oestrogène était à son maximum.

Une étude de 49 000 femmes de la Women’s Health Initiative, où 25 000 d'entre elles avaient réduit de 25% leur apport alimentaire en gras, ce qui avait augmenté leur cholestérol et réduit les lipoprotéines à basse densité, a conclu qu'aucune différence dans l'incidence de maladies cardiaques, infarctus, ou de cancers (du sein, du colon) ni dans l'accumulation de gras n'avait résulté de ce changement alimentaire. Aucune différence au niveau du taux de mortalité n'a été observé non plus du fait de réduire l'apport en gras.

Une étude provenant du Yale Medical School aurait démontré qu'en fait, contrairement à ce qu'on pourrait croire, un taux plus élevé de cholestérol — dans les limites du raisonnable, évidemment! — chez la femme signifie moins de crises cardiaques.

Une étude menée à Pittsburg, comprenant hommes et femmes, a démontré qu'un taux sérique faible en oméga-3 est associé à la dépression, au pessimisme et à l'impulsivité, et jouerait un rôle important dans la bipolarité, la schizophrénie, l'addiction et le déficit d'attention.

Peut-être la critique la plus directe du milieu allopathique a été faite par le National Heart, Lung and Blood Institute qui, déjà en 1984, aurait affirmé que « pas un seul infarctus du myocarde (crise cardiaque) aurait été prévenu ». Cet institut aurait dépensé 115 millions de dollars (américains) dans l'étude de l'hypothèse selon laquelle la diminution du gras saturé diminuerait les maladies cardiaques.

Après avoir revu des recherches, études et méta-études couvrant plus de 1 250 000 personnes, la conclusion est que le lien entre le cholestérol et la maladie n'est pas du tout établi.

Il y a, certes, quelques études utilisées pour dire exactement le contraire de ce dont je parle ici. Une, entre autres, démontre que de diminuer l'apport alimentaire de gras diminue les plaques de cholestérol. Par contre, il est clair (à la lumière de ce qui a été dit précédemment) que les plaques de cholestérol sont prises à tort pour le problème, substituant une analyse sanguine à une authentique mesure de la santé.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les professionnels allopathes veulent tant bloquer la production de cholestérol par le foie? De (mé)prendre un tel résultat pour équivalent à la santé est un point de vue excessivement étroit. Cette « vision en tunnel » amène les chercheurs à se concentrer sur ce seul objectif: bloquer le cholestérol. Ainsi sont créés des médicaments comme les statines, des hypolipidémiants qui empêchent le foie d'ajuster sa production de cholestérol en fonction de la diète, comme il le ferait naturellement. Comme toutes les recherches mentionnées ci-dessus le soulignent si clairement, il est parfaitement possible de diminuer le taux de cholestérol sanguin sans prévenir une seule crise cardiaque ou une seule mort! De plus, maintenir artificiellement un taux si bas de cholestérol n'est pas sans conséquence: il y aurait une augmentation significative du risque de maladies neurologiques et du risque de diabète, entre autres.

De bonnes nouvelles... Enfin!

Tout ce qui précède représente en fait d'excellentes nouvelles pour toute personne soucieuse de retrouver la santé. Pourquoi? Parce que ce n'est rien de nouveau: tout ceci est connu depuis fort longtemps. « Mais pourquoi est-ce qu'on n'en entend pas parler alors? », me demanderez-vous. Je vous répondrai par une question: qui écoutez-vous sur le sujet? Les médecins allopathes? Et qui écoutent-ils, ces médecins? Quelle est leur source d'information à eux? Ils écoutent les représentants pharmaceutiques, leur vantant les mérites de leur médicament contre un symptôme quelconque. Ils s'instruisent aussi à ce que j'en suis venue à appeler « l'École de la recherche scientifique réductionniste moderne ».

Vous comprenez maintenant ce qui colore la vision des médecins allopathes.

Les Archives of Internal Medicine ont réalisé une méta-analyse de tout ce qui a jamais été écrit au sujet des maladies cardiaques, et voici leurs conclusions: [Si vous ne retenez qu'une chose, retenez ce qui suit.]

    1. Ni les gras saturés ni le cholestérol n'ont quoi que ce soit à voir avec les maladies cardiaques.
    2. Les gras trans sont de grands coupables dans les maladies cardiovasculaires.
    3. Une alimentation végétalienne de qualité (biologique), constituée principalement de plantes entières (non raffinées ni dénaturées) incluant un apport protecteur de noix, de graines et de légumes, constitue la meilleure prévention des maladies cardiaques.


Simple, n'est-ce pas?

Sachant ce qui précède, n'est-il pas fortuit que beaucoup d'amateurs d'alimentation vivante ont trouvé la voie menant à la santé optimale, le plus naturellement du monde. Des centres de santé comme le Tree of Life, le Hippocrates Health Institute et d'autres centres utilisent l'Alimentation vivante équilibrée comme principale modalité de guérison et de promotion de santé et de longévité optimales. Ces centres préconisent tous une alimentation de qualité (biologique), de source végétale, comprenant une sage proportion de gras.

Pour une explication plus détaillée des recommandations alimentaires suivies dans les grands centres de santé crudivégétaliens (crudivores), et adoptées unanimement par les experts dans le domaine, référez-vous à cet article: l'Alimentation vivante équilibrée.

Les recommandations en lipides

La proportion de gras préconisée par chacun des centres est quelque peu mystérieuse... Peut-être par peur de la polémique, on s'abstient d'en parler trop ouvertement. Seul le docteur Gabriel Cousens ne mâche pas ses mots à ce sujet, recommandant un apport variant de 25 à 45% en lipides de sources végétales, biologiques et crues. C'est ce qu'il maintient comme approche dans les repas servis aux clients de son centre de santé, le Tree of Life, reconnu pour son révolutionnaire programme de guérison du diabète**.

Sa recommandation en choque plus d'un, vous comprendrez. Et pourtant, il obtient des résultats proprement miraculeux avec son approche. Au Tree of Life, les repas sont riches en légumes, en légumes-feuilles, en graines germées et jeunes pousses vertes, et comprennent des noix et des graines. On y ajoute une quantité modérée de fruits à index glycémique peu élevé, lorsque l'organisme est suffisamment rétabli.

Les résultats obtenus de l'alimentation vivante, pour être significatifs, devraient être mesurés en termes holistiques. Le but n'étant pas d'abaisser tel ou tel paramètre (disons, le cholestérol pour rester dans la présente thématique), mais bien d'accroître le bien-être, la santé, la longévité. On pourrait, par exemple, mesurer la diminution de l'inflammation de l'organisme (mesure du taux de la protéine C réactive): un bien meilleur indicateur de santé qu'un taux de cholestérol sanguin. En seulement 3 semaines, la diète servie au Tree of Life réduit l'inflammation d'un facteur de 5 (non 5%, mais une réduction de 5 fois ce que l'inflammation était au début).

L'inflammation systémique accélère le vieillissement et est sous-jacente à bien des maladies. Ainsi, un organisme dont l'inflammation diminue, et qui dispose d'un approvisionnement adéquat en lipides (de sources végétales), fonctionne beaucoup mieux: le cerveau travaille mieux, le coeur se répare, le diabète est renversé... Et ce n'est que le début!

Perspective unique et devoir de partager

Mon travail de coach en alimentation vivante me positionne uniquement pour avoir une perspective des aléas d'une approche trop faible en gras, telle que le 80-10-10 de Douglas Graham. [80-10-10 est un acronyme pour une diète qui comprend un minimum de 80% en glucides, un maximum de 10% en protides, et un maximum de 10% en lipides.] J'ai pu constater les problèmes de déséquilibres à plusieurs niveaux (physique, mental et émotionnel). On se plaint de faiblesse, de perte de mémoire, d'une vitalité amoindrie, de problème de gencives et/ou de dents, sans compter plusieurs carences alimentaires.

En médecine allopathique, une diète contenant moins de 15% des calories sous forme de lipides est considérée comme étant faible, ou déficiente, en gras.

En plus des problèmes déjà mentionnés, une diète trop faible en lipides ouvre la porte aux problèmes suivants (liste non-exhaustive): déficiences en vitamines A, D, E et K, dégénération maculaire, peau et yeux secs, vision nocture réduite, susceptibilité aux infections, problèmes dentaires et osseux, ostéoporose, saignements, troubles cognitifs (démence, Alzheimer), troubles de l'humeur, frilosité, faim incontrôlable, fatigue chronique, aménorrhée et déséquilibre hormonal.

Ceci étant posé, les glucides ne sont pas à diaboliser non plus. En fait, il y en a dans les verdures (légumes-feuilles), dans les graines germées, dans les pousses, dans les légumes, et aussi dans les fruits à index glycémique peu élevé! Tous sont d'excellentes sources de glucides, et ceux-ci aident non seulement à ralentir l'inexorable vieillissement chez l'humain, mais aussi contribuent grandement à renverser la maladie.

Le point de vue répandu selon lequel les noix et les graines sont à éviter absolument en alimentation vivante, exige un examen des faits en science nutritionnelle actuelle. D'où le présent article, et cet appel que j'ai à vouloir partager cette information avec vous.

Traditionnellement, l'Ayurvéda (médecine indienne) maintient qu'un apport en lipides est important pour les ojas. Un ojas est mot sanskrit voulant dire « vigueur ». Selon l'Ayurvéda, c'est l'énergie essentielle du corps, qu'on pourrait voir comme le fluide de la vie, ou encore — image qui fait vibrer ma corde québécoise —, la sève de notre énergie vitale. Lorsqu'abondante, elle veut dire immunité, et lorsque déficiente, le résultat est faiblesse, fatigue et, au final, maladie.

De plus, les lipides de bonne qualité soutiennent la vie spirituelle, toujours selon l'Ayurvéda.

En d'autres mots, un apport généreux en lipides de qualité soutient le flot énergétique et la vie spirituelle de la personne. Consommer une Alimentation vivante équilibrée, bien pourvue en oméga-3, en acides aminés à courte et long chaînes, cadre fort bien avec tout ce que j'ai pu trouver en termes de recherches, d'expérience et de témoignages.

Voici donc, en peu de mots, un point de vue holistique, Intégral, sur la santé en général, et sur l'alimentation vivante en particulier. En résumé, il est essentiel d'obtenir suffisamment de lipides (gras) de notre alimentation. Il est essentiel que notre organisme puisse produire suffisamment de cholestérol (l'hormone-mère, si vous voulez). S'il n'y a pas suffisamment de cholestérol, une déficience hormonale s'installe, et rien ne fonctionne plus tout à fait correctement.

Ne méprenez pas mon propos: manger des tasses et des tasses de noix ou de graines, s'empiffrer de coupe après coupe de mousse à l'avocat, ou noyer sa salade dans un quart de tasse d'huile d'olive (même pressée à froid), ça n'a rien de bon pour la santé. Mais, à l'autre extrême, éviter tout lipide comme la peste n'apporte aucun bienfait non plus, et même, comme vous l'avez vu, peut avoir des conséquences négatives sérieuses.

Le gros bon sens triomphe... encore!

À la lumière de tout ce qui précède, ma recommandation habituelle tient donc toujours: une bonne quantité quotidienne de noix/graines pour une personne moyennement active est contenue dans le creux de sa main, ce qui tient dans sa paume. La moitié d'un avocat est suffisante et une excellente source de bons gras. Ce sont des « lipides non raffinés », provenant d'aliments entiers. Du côté des lipides raffinés, une cuillerée d'huile (biologique et la plus crue possible) garnit délicieusement et adéquatement une salade individuelle. Privilégier la consommation de lipides sous forme de végétaux entiers le plus souvent possible.

Si vous êtes présentement lipidophobe, ne vous en faites pas! Tout n'est pas perdu. Visez comme premier objectif entre 10 et 25% des calories sous forme de lipides (préférablement biologiques et de sources végétales) dans votre diète quotidienne. Ceci devrait être très facile à mettre en pratique, avec les recommandations ci-dessus. Voyez comment vous vous sentez: certaines personnes ont besoin de plus de lipides, d'autres fonctionnent très bien à ces niveaux.

J'espère donc, par le présent partage de connaissances, vous avoir inspiré un amour équilibré des bons lipides, comme faisant partie intégrante de votre Alimentation vivante équilibrée.

Bises lipidophiles,
Sheryl-Anne xx

* Lipidophobie, lipidophobe: mots inventés par moi-même [ça m'arrive régulièrement!] faisant référence à la peur démesurée et au stress ressentis face à la consommation de la moindre quantité de lipides.

** Livre en français Guérir son diabète, du Dr. G. Cousens, versions Kindle et papier: Europe; Canada.

*** Intégral: Le mot « Intégral » (et ses variantes; écrits avec la majuscule), font référence à la Théorie Intégrale.


 

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