Devriez-vous manger cru durant la période des Fêtes?

Tablée festiveVous mangez cru depuis quelques temps. Vous aimez bien comment vous vous sentez, mais voilà, vous êtes « crudivore-de-garde-robe », ce qui se traduit par le fait que vous mangez cru, mais que pas tout le monde le sait. Certainement pas la famille élargie (ou les amis, ou les collègues de travail...) en tous cas!

Peut-être que les gens que vous côtoyez connaissent vos choix alimentaires, mais... ils ne les respectent guère. Ou encore, ils ne savent trop comment accommoder votre « excentricité » alors, dans le doute, ils s'abstiennent de faire quoi que ce soit: c'est l'ignorance feinte.

Alors, quoi faire durant le temps des Fêtes? Vous mangerez en accord avec votre conviction profonde, c'est-à-dire cru, ou vous mangerez ce que les autres mangent? En fait, la question a une réponse simple: c'est oui ou non. Comment en arriver là, avec certitude, et comment vivre votre choix avec authenticité? Ah! Là, on jase!

Si vous avez déjà votre réponse en tête, que ce soit oui ou non, vous n'avez pas vraiment besoin de lire le présent article (bien que vous pourriez bien y glaner quelques informations utiles). Je m'adresse ici surtout à ceux et celles qui sont « sur la proverbiale clôture ».

En passant, il n'y a pas de bonne réponse ici: si vous décidez de manger cru, c'est parfait. Si vous décidez de manger comme les autres autour de la table, c'est parfait aussi. L'important, c'est de le faire pour les bonnes raisons. Si vous êtes convaincu et certain de votre choix, vous le faites pour les bonnes raisons. Pas de culpabilité ni de sentiment d'hypocrisie. Parce que se sentir de la sorte ruinerait tout: ces sentiments peuvent être plus néfastes que la nourriture que vous pourriez manger au cours de ces quelques repas.

Donc, si vous êtes « à cheval sur la clôture », le coeur disant oui, la tête disant non, si vous entrevoyez des difficultés à manger comme vous le voulez, si vous désirez que cette année les festivités soient mieux que celles de l'année passée, alors poursuivez votre lecture.

L'importance des festivités de fin d'année dans votre vie

Qu'est-ce que représente pour vous Noël, le Jour de l'An (ou toute autre festivité de fin d'année que vous observez traditionnellement)? Ces jours ont des significations différentes pour différentes personnes: pour certains, ce sont des célébrations religieuses, à observer avec recueillement. Pour d'autres, ce sont des occasions publiquement acceptables d'exagérer à tous les niveaux: trop de dépenses, trop de bouffe, trop d'alcool. Et, il y a toute la gamme des variantes entre ces deux extrêmes, y compris ne rien fêter du tout.

Prenez quelques minutes pour réfléchir à la signification que vous accordez à ces festivités dans leur ensemble, et à chaque aspect (nourriture, personnes, sentiment d'appartenance ou de communion, etc.).

Ensuite, posez-vous la question: « Quelle image me vient en tête (ou quel sentiment est-ce que je ressens) lorsque je pense à manger cru durant les repas de famille? » Répondez honnêtement.

Je peux vous dire, en toute candeur, qu'il y a des occasions de festivités où je mange cru (le plus souvent parce que c'est souvent des repas de style buffet dans ma famille et que donc, je peux choisir de ne manger que la salade), et il y a d'autres circonstances où je mange ce que les autres mangent. Et je ne me sens pas hypocrite pour autant. Pourquoi? Poursuivez votre lecture et ouvrez votre coeur bien grand...

L'énergie de la nourriture

Vous êtes énergie. La nourriture est énergie. La festivité est énergie. Tout, en fait, est énergie. En partant de cette idée [rawvolutionnaire, je vous le concède], si vous consommez une pomme crue, bien fraîche et préférablement bio, vous incorporerez l'énergie de celle-ci à celle de votre organisme et elle deviendra partie de votre énergie globale.

Je ne veux pas parler ici de l'énergie calorique de la pomme. Je parle de l'énergie QU'EST la pomme. J'illustre ceci de façon ludique en racontant une petite anecdote: lorsque mon fils était petit [Je ne mangeais pas cru encore à ce moment-là.], je pétrissais mon pain à la main. Les jours où je faisais mon pain et que j'avais les « hormones qui bougonnaient » [J'avais un syndrôme prémenstruel d'enfer dans l'temps!], il avait l'habitude de me dire: « Maman, le pain goûte fâché. » Je transmettais ma mauvaise énergie au pain: ma mauvaise énergie faisait maintenant partie du pain, comme la farine, la levure et l'eau dont il était constitué.

Ainsi, appliqué à vos repas festifs de fin d'année, la nourriture que vous y trouverez aura sa propre énergie. L'énergie des gens qui l'ont préparé, l'énergie de l'aliment comme tel, l'énergie qui lui sera ajoutée, ou retirée, selon le mode de préparation. En consommant ces aliments, vous incorporerez cette énergie à la vôtre. Et c'est ici, à ce stade précis, que le choix que vous devez faire s'opère. Quelle énergie voulez-vous avoir, ce jour-là particulièrement?

La réponse instinctuelle de l'amateur (amatrice) d'alimentation vivante enthousiaste sera sans doute: « Je veux avoir ma belle énergie vibrante que j'ai toujours lorsque je mange cru. » Ce n'est pas une mauvaise chose. Mais, ça peut devenir « bizarre », si vous n'y êtes pas préparé. Comment? Vous avez, comme moi, remarqué qu'après les repas de famille, la plupart des gens passent au salon, et s'assoient tranquillement dans un fauteuil confortable, pour digérer leur gros repas. Certains vont peut-être même s'endormir assis! Les plus braves voudront sortir prendre une marche « pour digérer ». Mettez-vous dans ce contexte, mais vous, vous êtes débordant d'énergie parce que vous avez mangé cru, et eux, sont tous amorphes parce qu'ils ont mangé (souvent trop) de nourriture cuite. Vous voyez le problème? Votre énergie et la leur sont totalement différentes! C'est comme mettre un chien dans un jeu de quilles: une recette assurée pour des problèmes. Bon, j'exagère. Mais vous voyez l'image que j'essaie de dresser...

Alors, dans le fond, la vraie question à vous poser ce n'est pas « Est-ce que je veux manger cru ou non? », mais « Est-ce que je veux avoir mon énergie habituelle (et me sentir comme un chien dans un jeu de quille) ou partager l'énergie des autres personnes présentes? »

Comprenez-vous maintenant les véritables enjeux de votre décision de manger cru durant les festivités de fin d'année? Ce n'est pas toujours facile de se sentir si différent. Certaines personnes [dont je fais partie!] aiment et même vivent pour cette différence. Mais ce n'est pas pour tout le monde. Et c'est bien comme ça.

En tant que crudivore assumé [et j'inclus ici frugivores et fruitariens], nous pouvons choisir de vibrer à l'énergie qui nous sied, en tenant compte des circonstances, de nos besoins (ponctuels et à long terme), de nos valeurs et de nos objectifs. J'espère que vous percevez maintenant clairement qu'à la lumière de ces faits, les sentiments de culpabilité ou d'hypocrisie nuisent plus que d'autre chose et ne sont vraiment pas des reflets adéquats de la réalité.

Cet écart énergétique que nous ressentons avec ceux qui ne vibrent pas à notre fréquence peut causer un réel inconfort pour certains. Il y a une nette corrélation entre l'énergie des aliments et celle des gens. Il y a une infinité de façons que ces énergies se manifestent aussi. D'où l'importance de l'environnement, de bien le choisir. Je dirais même que la plupart des tiraillements vécus comme ça autour de l'alimentation vivante, surtout en relation avec la croissance personnelle qu'elle amène, sont dus au fait que l'énergie est à un niveau, et la personne, elle, est à un autre niveau (ou veut être à un autre niveau).

Alors, faites comme vous voulez. Mangez cru et soyez heureux et convaincu et authentiquement vous. Ou mangez comme les autres, et soyez heureux et convaincu et authentiquement vous. Après tout, n'est-ce pas pour cette exacte raison que nous avons le merveilleux concept de... détox? [Je vous taquine!]

Vivez les festivités de fin d'année avec compassion envers vous-même, avec gratitude pour le rapprochement qu'ils permettent, avec reconnaissance pour l'abondance dans laquelle vous vivez. Et, si vous vous y sentez porté, observez comment l'énergie de ces festivités se vit dans votre famille, et comment cela affecte votre énergie. C'est une observation intéressante à faire.

Bises festives,
Sheryl-Anne xx

P.S.: Si vous voulez approfondir le sujet davantage, si vous désirez encore plus d'outils pour vivre un Temps des Fêtes de rêve, L'essentielle Crusine Santé festive contient tout ça et bien plus (par exemple, plus d'une vingtaine de recettes crues et vivantes, sans déshydratation, des recettes dignes des plus belles tablées!).

Commentaires   

#1 Marion 27-12-2012 13:44
Tout ce que je viens de lire est passionant. Je me suis mise au cru il y a 6 mois, quand j'ai enfin pu prendre ma retraite (en vendant mon magasin bio créé et tenu pendant 13 ans). Bien sûr j'ai toujours mangé bio et j'ai toujours su que le CRU serai la réponse à ma recherche personnelle de bien-être, de vitalité, d'énergie, de bonne humeur .... Mais j'ai accepté d'être prisonnière du carcan familial, social, culturel, gastronomique (nous sommes français !!!). Et pendant ces 13 années d'activités intenses dans mon magasin, je me suis "régalée". Aujourd'hui, j'ai enfin le temps de me consacrer à des convictions profondes, à savoir que le CRU sera mon credo. Je pars 3 semaines au Centre Hippocrate en Floride en Janvier, pour me donner les meilleures bases qui me permettront d'"alimenter" ma motivation d'une alimentation vivante.
Pour faire bref, même encore aujourd'hui, quand je ne mange pas cru, et bien, je mange en conscience et ne culpabilise plus. Et tout revient dans mon ordre à moi le lendemain ! Voilà, c'était pour dédramatiser. Avec SA propre décision de changer, on y arrive, chacun à son rythme.
Je vous laisse pour aller me préparer une luxueuse salade crue ! Bonnes fêtes de fin d'année !
Marion
#2 CrusineSanté 27-03-2014 17:30
Merci du témoignage Marion! xx