Regarder plus loin que le bout de sa fourchette

Fourchette dans une assiette verteAu fil des mes nombreuses années de recherches, de lectures, de réflexion et d'expérimentation autour de l'alimentation santé, j'en ai passé du temps à penser à la véritable nature des aliments.

Intégrer l'alimentation vivante à notre style de vie santé se fait souvent lentement, au fil de l'acquisition d'un tas de nouvelles connaissances, en plus de généreuses doses de patience, de courage, d'amour-propre. Un questionnement surgit, cependant: « Est-ce que manger toute ma nourriture crue et/ou vivante m'assure automatiquement de la santé optimale, à jamais? Si non, qu'est-ce qui vient ensuite? »

Sur mon chemin vers l'alimentation vivante, en observant diverses approches, en écoutant attentivement la rétroaction à tous les niveaux, en éduquant mon intellect et en faisant confiance à ma Sagesse innée, j'en suis venue à la conclusion que les aliments ne sont qu'une partie de l'image complète de la santé optimale.

Le choc

Choquant, n'est-ce pas? Que ces mots sortent de la bouche [bon, du clavier!] d'une coach chevronnée en alimentation vivante, ça peut laisser perplexe, j'en conviens. Est-ce à dire que si vous êtes crudivégétalien à temps plein que vous avez manqué le bateau? Absolument pas! C'est tout le contraire...

Tenez-vous bien, ce que je suis sur le point de vous révéler va vous faire tomber de votre chaise! Les graines semées ici ont le potentiel d'accélérer, de faciliter et d'éclairer votre cheminement en alimentation vivante.

L'énergie des aliments

Vous savez peut-être que je considère les aliments comme énergie (à contraster avec « source d'énergie »). Tout comme vous et moi sommes énergie, ainsi en est-il pour tout ce qu'il y a dans l'Univers. Tout est énergie. La nourriture est énergie. Les aliments que nous choisissons de consommer [et je mets l'accent sur l'action de choisir à dessein] soutiennent, ou entravent, l'énergie de notre organisme. En fait, tout ce qui nous entoure a le même effet énergétique: l'énergie partagée est soi rehaussante ou débilitante. Vous n'avez qu'à penser au stress pour vous en convaincre: combien de maux, malaises et maladies lui attribue-t-on? De l'autre côté du spectre, songez à ces personnes dites « miraculées » qui, gardant une attitude positive pleine d'espoir, réussissent à survivre les expériences et les maladies les plus effroyables.

L'énergie des aliments crus, et surtout vivants, est tellement pure, vitale, biodisponible, qu'elle ne peut que soutenir et raviver notre propre énergie corporelle. Mais, il faut le reconnaître, il est possible de « manger cru tout croche », n'importe comment, ou en s'astreignant à des approches dépassées. [J'en ai long à dire sur le sujet, mais pas maintenant.] Le résultat est une santé défaillante, des combats et des luttes internes inutiles, et de la culpabilité, sans compter un sentiment d'échec constant.

Le point à retenir ici, c'est que manger ses aliments crus n'est pas, en soi, une panacée.

De quoi avez-vous besoin, maintenant?

Les choix alimentaires, de la façon dont je les vois, ne peuvent être réduits à des absolus de « bons » ou « mauvais ». Un aliment n'est pas mauvais en soi. Ni bon de façon absolue, dans toutes les circonstances, tout le temps, pour tout le monde, d'ailleurs.

Lorsqu'un choix alimentaire doit se faire, je privilégie toujours de considérer sa qualité énergétique. Un aliment cru, cultivé avec amour et attention selon les normes de l'agriculture biologique, cueilli au sommet de sa fraîcheur et au bon degré de mûrissement, est sans équivoque une des sources les plus pures d'énergie de source alimentaire. Mais, l'analyse n'arrête pas là...

C'est une valse: l'aliment d'une part, et vous, de l'autre part. Les deux doivent être bien assortis, agencés, synergétiques, pour que le résultat soit beau à voir, harmonieux. Agencez un grand homme super énergétique, impliqué, avec une petite femme maigrichonne, apathique et désintéressée, et ce qui pourrait être une sublime valse se transforme en pénible prestation...

Le choix idéal

Le même principe s'applique à chacun de nos choix alimentaires: quel est le bon aliment pour vous, maintenant? C'est LA question à vous poser. Et pour y répondre, vous voudrez considérer...

  1. Quelle est votre énergie en ce moment précis (au moment de choisir ce que vous allez manger)?
  2. Quel choix alimentaire possède cette même énergie, venant appuyer et renforcer votre énergie présente?
  3. Quel choix alimentaire possède l'énergie compatible avec l'état énergétique que vous cherchez à atteindre?


Hé! Ça change les perspectives, n'est-ce pas? Percevez-vous l'immense potentiel d'une telle approche?

Il y a, parmi mes clients et connaissances en alimentation vivante, bien trop de culpabilité qui circule. À ce niveau, outre les canons impossibles de la beauté, j'accuse la mode des diètes à répétition, la dernière diète-miracle « qui fait perdre X kg sans rien faire », à laquelle presque toutes les adolescentes et femmes — et de plus en plus d'adolescents et d'hommes, malheureusement — se sont soumis avec leurs règles impossibles à suivre, et leurs notions de « bons » et « mauvais » aliments.

Voyez-vous, parfois, la tranche de pain ou le bol de soupe fumante est EXACTEMENT ce dont votre corps a besoin, pour des raisons qui ne vous sont pas toujours évidentes...

« Quoi? Du pain? Des soupes... cuites? Aïe-aïe-aïe! Elle capote, notre Sheryl-Anne! », je vous entends dire. Avant de vous emporter, laissez-moi vous expliquer.

Au début de cet article, je vous ai rappelé le fait que les aliments sont énergie, et que nous sommes énergie. Ça ne s'arrête pas là: les émotions, les pensées, les intuitions, tout ça, c'est aussi énergie. Ce sont autant de diverses formes et vibrations d'énergie qui circulent en vous et autour de vous. Si vous connaissez un peu la physique quantique [un sujet que j'adore!], tout ceci est très bien établi et prouvé.

Ce qui fait que nos choix alimentaires ne sont pas exclusivement dictés par un besoin physique. Parfois, nous mangeons pour combler un besoin émotionnel, ou autre (mental, émotionnel, intuitif ou spirituel, etc.). C'est l'énergie de cet état qui dicte le choix alimentaire qui est le meilleur à ce moment.

Alors, si vous luttez avec (contre?) votre alimentation vivante présentement, c'est qu'il est temps de prendre un peu de recul et réfléchir aux étiquettes que vous donnez aux aliments, et les raisons derrière cet étiquetage. Il y en a, parmi ces aliments, qui servent un but, et d'autres qui vous entravent. Faites le tri.

Considérez les raisons

Qu'est-ce qui se cache derrière vos choix alimentaires?

  1. Des raisons physiques: addictions, sensibilités, ou allergies; déficiences nutritionnelles, gustatives, ou caloriques.
  2. Des raisons intellectuelles: on vous a dit que c'était « bon pour vous »; vous percevez une attirance intellectuelle.
  3. Des raisons émotionnelles: souvenirs d'enfances ou heureux; céder au marketing (l'idée qu'on se fait d'un aliment, souvent véhiculée par la publicité); associations (le bonbon de mamie, la glace par une belle journée d'été, etc.); ressentir le besoin de se gâter, pacifier ou stimuler; les habitudes (le maïs soufflé avec un film); le symbolisme du choix alimentaire.
  4. Des raisons spirituelles: vous ressentez une attirance profonde, d'origine inconnue mais très claire; intuition.


Et ce n'est que le début. Vous voyez la profondeur de la réflexion possible ici. C'est donc à dire que vos choix peuvent être influencés par des facteurs dont vous n'êtes pas totalement conscient (et qui peuvent le rester aussi!). En réfléchissant régulièrement, et naturellement sans forcer les choses, à ce qui dicte tel ou tel choix alimentaire, doucement, vous en viendrez à faire vos choix à partir d'un espace très intuitif, spirituel et aligné avec vos besoins du moment. Ça prend du temps, et de la pratique, mais ça vient, à partir du moment où nous consommons des vrais aliments, des aliments entiers. La « bouffe commerciale », que j'ose à peine appeler nourriture, ne se prête pas à ce genre de travail, parce qu'elle est conçue — littéralement, en laboratoire par des scientifiques dont c'est le seul but — pour stimuler une consommation toujours croissante de ces affreuses concoctions chimiques. 

En suivant cette voie, vos choix ne seront pas toujours alignés avec la réalité intellectuelle de l'alimentation vivante. Et c'est bien comme ça! Si, si! Il n'y a rien qui exclut une proportion de cuit dans le cru. L'alimentation vivante, ce n'est pas du « tout ou rien ».

Au final...

Au final, si vos choix alimentaires ne sont pas toujours aussi alignés avec vos objectifs-santé en alimentation vivante que vous le souhaiteriez, sachez que ces choix sont la manifestation extérieure de votre énergie intérieure. Si vous consommez régulièrement des aliments qui vous entravent énergétiquement, il y a fort à parier que d'autres domaines de votre vie souffrent du même problème. Un p'tit coup d'oeil de ce côté peut régler bien des problèmes dans l'assiette!

Les personnes qui « mangent leurs émotions » de façon habituelle, par exemple, ont avantage à trouver ailleurs l'énergie recherchée dans le choix alimentaire. Choisissez une activité physique, un moment de relaxation/solitude, quelque chose qui aurait cette même énergie. Il y a d'autres façons de se brancher sur une énergie que de la consommer.

Les aliments-poisons (les faux aliments, dénaturés, chimiques, commerciaux) peuvent avoir une attirance quasi magique: parfois une micro-dose (une petite bouchée et c'est tout) vient à bout de briser le charme.

Lorsque vous voyez des amateurs d'alimentation vivante qui assument joyeusement (et harmonieusement!) leurs choix, c'est qu'ils ont atteint cet espace spirituel, évolué, où les choix alimentaires reflètent tout naturellement leur réalité intérieure. Il y a une grande cohérence et un équilibre entre la manifestation et l'aspiration, entre l'intérieur et l'extérieur, entre l'énergie assimilée et l'énergie du moment.

Le chemin qui mène à cet espace serein n'est en aucun cas linéaire. Il est fait de détours, ponctué d'arrêts et de départs, agrémenté de vallées paisibles et de sommets splendides. Votre « destination », si j'ose m'exprimer ainsi, c'est l'alignement optimal de vos divers plans énergétiques (physique, mental, émotionnel et spirituel) non seulement avec le contenu de votre assiette, mais dans votre Vie en général (vos croyances, vos valeurs, votre travail, votre vie de famille, etc.). Les aliments ne sont plus sources de distractions, de stimulation ou d'excitation. Ils deviennent source d'Énergie, tout simplement.

En choisissant ce chemin, vous laissez derrière vous les intellectualisations, les critiques, l'auto-flagellation, les jugements, les blocages, la culpabilité, et tout le reste de ce lourd bagage inutile. Sur le chemin de l'alimentation vivante, les étiquettes n'ont pas leur place, deviennent désuètes, inutiles.

C'est, à mon humble avis, la bonne voie, le véritable cheminement. Vous ne pensez pas?

Bises sans étiquette,
Sheryl-Anne xx

Commentaires   

#1 Robert Ouellet 19-06-2016 08:13
Avec toutes mes expériences et expérimentation s, j'en suis rendu là! Ma formation en yoga que j'ai fait lors de la dernière semaine m'a fait aussi réfléchir sur ce sentiment de culpabilité qui draine trop d'énergie vers "allez savoir où?" Alors pour moi j'espère rester joyeux en créant, en mangeant et en partageant mon humble quête d'équilibre
#2 CrusineSanté 21-06-2016 20:09
Merci Robert, de ce témoignage et partage. xx